Noémie Le Calvez
PHOTOGRAPHE (MAIS PAS QUE) DANS LES LANDES
Vous l’aurez compris la photographie fait entièrement partie de ma vie et de mon évolution.
Mais cette passion n’est pas la seule qui fait battre mon coeur. Depuis l’été 2026, j’ai décidé de renouer avec mes racines bretonnes et mon amour pour le café de spécialité, en prenant un poste chez Nacéa, la crêperie gourmande à Capbreton.
Vous m’y verrez améliorer mon latte art chaque jour, ainsi qu’à cheval sur mon vélo pour animer des sorties mensuelles avec notre club dans les Landes !
Un peu plus dans les terres, vous me verrez aussi beaucoup de fois avec mon cheval Baïli, un Pur race espagnol x Lusitanien de 7 ans que j’aime de manière inconditionnelle. Il évolue en troupeau juste à côté de chez moi… je vis en pleine nature dans une tiny house avec mes 2 chats Chouchou et Simba.
VOIR LE BEAU PARTOUT
Manifeste
PAR Valentin Auwercx
“J’aime les gens sensibles...
J’aime les gens qui s’arrêtent de marcher pour contempler un ciel d’automne fendu par les oies sauvages. Ceux qui frissonnent sur la touche du piano, sur le son du mot, sur le seuil du paysage.
J’aime les gens qui tendent la main alors qu’ils n’ont plus de force. Ceux qui raccommodent les blessures des autres avec le fil de leur existence.
CEUX QUI M’ENTOURENT
On leur dit qu’ils sont trop, trop intenses
Trop à fleur de peau. Trop dans le cœur et pas assez dans la tête. On les pousse à s’endurcir, à se protéger. On les encourage à échanger leur coton contre de l’acier.
Mais les cœurs blindés n’ont rien de courageux. Ce ne sont que des rois enfermés dans leur propre forteresse. Des rois coupés du ciel, privés de l’odeur de la pluie, du chant des oiseaux et de la chaleur du soleil.
Les cœurs sensibles, eux, n’ont pas de murs. Ils ont des fenêtres. Des fenêtres grandes ouvertes sur le tumulte du monde. Et oui, le vent rentre. Et oui, la tempête secoue les rideaux. Et oui, parfois, tout vole, tout casse, tout tremble…
Mais la lumière rentre aussi. Et c’est pour cette lumière-là qu’ils laissent les fenêtres ouvertes.
Parce qu’on ne peut pas accueillir le beau sans accepter le terrible. On ne peut pas aimer sans trembler. On ne peut pas vivre sans se fendre.
La beauté de la vie ne fait pas de bruit..
Il faut rester vulnérable pour l’entendre. Un monde dépouillé de sensibilité tournerait dans le vide. Les trains partiraient à l’heure, les gens iraient travailler, les saisons se succéderaient. Tout fonctionnerait. Mais plus rien n’aurait de sens. Plus rien ne vibrerait.
Il n’y aurait plus personne pour s’émerveiller d’un premier flocon. Plus personne pour écrire des mots d’amour sur des bouts de papier froissé. Plus personne pour s’arrêter devant un inconnu qui pleure sur un banc et s’asseoir à côté.
Alors, oui… j’aime les gens sensibles.
Et si certains les trouvent fragiles, c’est qu’ils ont oublié que ce sont les choses les plus fragiles qui ont le plus de valeur – le verre, la porcelaine, les ailes des papillons, les promesses tenues, le coeur de ceux qui aiment encore, le souvenir des disparus.
On protège ce qui est précieux. Et les gens sensibles sont ce qu’il nous reste de plus précieux dans l’humanité. Ce qu’il nous reste de plus vivant. Ce qu’il nous reste de plus vrai. »
